Uber finalise l’acquisition de Careem au Moyen Orient

05 Jan 2020 à 20:13 Société
Uber finalise l’acquisition de Careem au Moyen Orient

Il s’agit du « Deal » de la nouvelle décennie. La société américaine de voiture avec chauffeur (VTC), « Uber, a annoncé le 3 janvier, la finalisation officielle de l’acquisition de son principal concurrent dans le domaine au Moyen-Orient, « Careem ».

Avec un montant de 3,1 milliards de dollars, le géant californien a pris le contrôle des services de mobilité, livraison et paiement de « Careem » au Moyen Orient dont les marchés majeurs concernés comprennent l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis.

Devenue une filiale 100% « Uber », « Careem » conservera son identité visuelle, sur la plateforme Web ainsi que sur son application mobile, et son cofondateur et directeur général, Mudassir Sheikha, lui, poursuivra ses fonctions à la tête de l’entreprise également présente au Maroc pour ses services de VTC.

Le 26 mars 2019, « Uber » avait annoncé dans la foulée le rachat de « Careem », basée à Dubaï. Ce dernier avait même indiqué que la transaction se fera sur deux tranches à savoir 1,4 milliard de dollars perçus en numéraire, et 1,7 milliard de dollars en obligations convertibles.

VTC: Uber Non ! Careem Oui

Uber avait fait son entrée au Maroc (Casablanca) il y a 4 ans en proposant ses services de voiture avec chauffeur. Une « infiltration » pour les chauffeurs de taxis rouges qui ont estimé qu’Uber « partagera leur gagne pain », surtout avec leur « belle » réputation auprès des citoyens de la métropole. Ces derniers n’ont eu de cesse de lutter contre sa présence sur le marché, allant jusqu’à le pousser à la sortie.

Harcèlement, création de comptes fictifs, braquage des conducteurs Uber, les taximen de la métropole n’ont pas manqué de « créativité » pour pousser le géant californien à rendre les clefs. Ainsi, et après 3 ans de conflits avec les chauffeurs de taxi rouge, Uber avait annoncé l’arrêt de ses activités dans le Royaume à compter du 23 février 2018.

« Depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant. C’est pour cela que nous prenons la décision difficile de suspendre notre activité au Maroc », avait écrit la société américaine dans un communiqué.

Le problème de réglementation se posait également à Uber comme il l’a bien mentionné: « Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent notre application. Mais l’incertitude réglementaire actuelle ne nous permet pas de fournir une expérience sûre et fiable, qui réponde aux exigences de nos clients, chauffeurs comme passagers. Ainsi, tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité, nous sommes contraints de suspendre nos opérations, dès cette semaine ». 

Toutefois, l’activité de la société Careem, qui propose les mêmes services d’Uber au Royaume, est fleurissante. Egalement victime « d’harcèlement » de la part des chauffeurs de taxis rouges, Careem a pu tenir le coup et imposer sa présence au Maroc avec un réseau qui compte 2.000 chauffeurs et plus de 300.000 clients actifs.

Son conflit avec les taxis rouges portait sur un accord qui veut que l’opérateur VTC doit exclusivement offrir ses services à travers des taxis et des chauffeurs professionnels dans les différentes villes du Royaume, et non par le biais des particuliers.

Quand « Careem » n’a pas honoré l’accord, la colère des chauffeurs des taxis rouges s’est abattue sur lui. A l’époque, le dirigeant de la boite installé dans un pays du Golf, avait déclaré à Hespress Fr que Careem était « en pourparlers directs avec tous les intervenants et responsables ».

« Les choses ne sont pas finalisées donc nous n’avons pas d’autres commentaires. Nous sommes engagés dans notre mission d’améliorer la vie des gens et de créer une institution qui inspire au Maroc et dans la région », nous a-t-il indiqué via un courrier électronique », avait-il conclu à ce sujet.

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