Bab Darna : Fin de cavale pour Othmane El Boukfaoui en Côte d’Ivoire

31 Déc 2019 à 11:14 Economie
Bab Darna : Fin de cavale pour Othmane El Boukfaoui en Côte d’Ivoire

Le n° 2 du groupe immobilier à controverses, Bab Darna, vient de tomber dans les filets de la police ivoirienne à Abidjan le 30 décembre. Othmane El Boufkaoui, qui était absent des radars depuis l’éclatement de l’affaire de l’arnaque immobilière Bab Darna voit ainsi sa fuite prendre fin.

Le n° 2 de Mohamed El Ouardi ne passera pas un joyeux réveillon en cette fin 2019. Le directeur général adjoint du groupe immobilier avait réussi à échapper aux autorités marocaines, contrairement à El Ouardi, qui avait été encerclé par des victimes, le 21 novembre dernier, alors qu’il tentait de quitter le territoire via l’aéroport Mohammed V de Casablanca, après quoi il a été interpellé par les éléments de la police casablancaise.

L’arrestation d’El Boukfaoui intervient dans le cadre d’une étroite collaboration sécuritaire entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, durant laquelle le mis en cause a été appréhendé chez sa sœur à Abidjan, cherchant refuge chez elle après l’éclatement de l’arnaque à 400 millions de dirhams.

En plus de son poste de n° 2 du groupe immobilier, El Boufkaoui avait les rennes d’autres filiales appartenant à El Ouardi, notamment Rasmal Invest, Medi House, Medina Blanca, le Parc de Bouskoura, etc. Son arrestation porte ainsi le nombre de personnes appréhendées à 7 dans ce qui se veut la plus grande arnaque immobilière du Maroc.

Pour rappel, ce sont plus de 800 plaintes qui ont été déposées auprès des autorités compétentes à l’encontre d’El Ouardi, par ses victimes. Celui-ci, en compagnie de ses associés, a réussi à vendre du rêve à ses victimes à travers des offres trop bonnes pour être vraies. En effet, celui-ci proposait un 3e domicile gratuit à l’achat de deux appartements, de plus qu’il affichait des prix très concurrentiels par rapport à la situation du marché, ce qui devrait logiquement hausser des sourcils.

Cela dit, El Ouardi et ses associés ne devraient en aucun cas se réjouir, puisque le Code pénal marocain prévoit des peines de 1 à 5 ans dans les affaires d’escroqueries, avec des amendes allant de 500 à 5000 dirhams, alors qu’il prévoit des peines d’emprisonnement de 6 mois à 3 ans pour les cas d’abus de confiance, assorties d’amendes de 200 à 2000 dirhams.

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