Rétro Sport 2019 : Une année riche en événements

29 Déc 2019 à 08:30 Sport
Rétro Sport 2019 : Une année riche en événements

L’année 2019 a été une année intense pour le sport marocain. Hespress Fr vous fait revivre les événements majeurs qui ont marqué les 12 mois précédents.

Le rematch entre Rico Verhoeven et Badr Hari

C’était l’un des rematchs les plus attendus de l’histoire du Kickboxing. La revanche entre le champion incontesté des lourds, Rico Verhoeven, et l’une des légendes de la discipline, Badr Hari. Plus de trois ans après leur premier affrontement, les deux hommes sont remontés sur le ring le 21 décembre 2019, pour nous offrir un véritable feu d’artifice en striking.

Dès les premiers échanges, on sent que les deux hommes ne vont pas mener une partie d’échecs, mais bel et bien une guerre. Restant en face de son adversaire, c’est Rico Verhoeven qui va subir les foudres de ce dernier sur une accélération. Knockdown, le Néerlandais va puiser dans ses ressources pour rester dans le combat. Dès le début du troisième round, Rico va être envoyé au tapis une seconde fois sur une merveille de headkick. Cette fois-ci, le champion semble bien plus sonné que le premier knockdown.

Le regard sur son visage en dit long, il est au bord du KO. C’est alors que sur un coup de pied retourné, Badr Hari va aller au sol, et malheureusement y rester. Loin d’être sonné, le Marocain s’est tout simplement blessé, comme lors du 1er combat. Touché aux ligaments de la cheville, Badr Hari devra attendre avec de rêver remporter la ceinture des lourds du Glory. Cependant, il a prouvé qu’il avait encore les armes pour déstabiliser l’élite.

Le lendemain du combat, la légende s’est exprimée sur Instagram : « Vous pouvez imaginer combien il m’est difficile d’accepter ce résultat. J’ai montré au monde que je suis toujours le combattant le plus dominant de la catégorie des poids lourds. Je suis également convaincu que je vais conquérir cette ceinture. Je voudrais également remercier Rico Verhoeven pour son esprit sportif exemplaire après ma blessure. Je reviendrai. Soyez prêts »

Le Hrig d’Anouar Boukharsa

Le mois d’octobre dernier, Anouar Boukharsa se faisait connaître en se filmant en train de jeter sa médaille de champion du Maroc de taekwondo (catégorie des moins de 63 kg) dans l’Atlantique, à bord d’une embarcation de fortune en direction des Iles Canaries, en Espagne.

Une fois arrivé, il a été transporté, en compagnie de 27 personnes, vers la ville de Las Palmas de Gran Canaria, où il a pris le bateau pour la région de Huelva, dans le sud de l’Espagne. Il vit aujourd’hui à Grenade, en Andalousie. « Actuellement, je vis avec ma sœur à Grenade. J’ai repris le Taekwondo mais je cherche surtout un travail stable pour améliorer ma situation financière. Je n’ai pas de passeport, la police l’a saisi à notre arrivée à Lanzarote », explique-t-il dans un vidéo sur les réseaux sociaux.

Heureusement, le jeune homme a rapidement trouvé un travail dans une salle de sport où il est devenu entraîneur de Taekwondo pour les petits enfants. Le natif de Safi veut continuer dans le monde du sport mais avec des conditions meilleures. D’ailleurs, il vient de participer à une compétition de Taekwondo avec son nouveau club.

« Certains ont cru que j’avais obtenu la nationalité espagnole, d’autres ont dit que je prenais part à la compétition sous le drapeau espagnol. En réalité, j’ai rejoint un des clubs de Grenade, avec lequel j’ai participé à cette compétition. D’ailleurs, je n’étais pas le seul marocain, nous étions six », a confié le champion lors d’une interview.

L’affaire de dopage des athlètes à Ifrane

Tout commence par un long article à charge du quotidien Le Monde qui qualifie Ifrane de “petit bourg” du Moyen Atlas, au Maroc, dont le nom fait rêver les athlètes et cauchemarder l’IAAF, la Fédération internationale d’athlétisme !” Le quotidien revient sur l’histoire du contrôle antidopage esquivé par la marathonienne française Clémence Calvin et son compagnon d’origine marocaine, en affirmant que c’est à Marrakech qu’a éclaté l’affaire et que le couple fréquente régulièrement la ville d’Ifrane pour s’entraîner.

Pour ne rien arranger, la Fédération Française d’Athlétisme a annulé un stage qu’elle planifiait à Ifrane. “Ils sont libres d’envoyer leurs athlètes où ils veulent, et de toute façon, ils ne les envoient pas à la Fédération Royale Marocaine. L’an passé, il y a bien eu une grande concentration d’athlètes français à Agadir, en grande pompe. Il y a un problème de dopage en France, comme ailleurs, et nous pointer nous, fédération étrangère d’un pays ami, c’est faire diversion”, se défend Ahizoune.

Puis il ajoute que la FRMA « multiplie les contrôles (antidopage), au-delà de ce que demande l’IAAF » (fédération internationale d’athlétisme). Enfin, le patron de l’athlétisme marocain conclut par cette charge : « Je me rappelle juste que quand un athlète français gagne une médaille il est bien français, mais s’il se révèle dopé et qu’il est d’origine étrangère, il redevient étranger ».

Jeux Africains à Rabat

Malheureusement, le Maroc n’a pas pu faire mieux qu’une piètre 5e position avec 109 médailles au total dont 31 en or, 32 en argent et 46 en bronze aux récents Jeux africains de Rabat. Il arrive ainsi très loin derrière l’Egypte et ses 273 médailles, dont les 102 en or sont presque autant que toutes les médailles marocaines. Sur les 23 sports auxquels les sportifs marocains ont participé, ces derniers n’ont remporté l’or que dans 11 disciplines, nous apprend le quotidien arabophone Al Massae du 4 septembre 2019.

Les disciplines auxquelles les Marocains ont le plus brillé sont les sports de combat, à l’instar du karaté (7 médailles d’or), le taekwondo (5 médailles d’or), la boxe (4 médailles d’or) et le judo (2 médailles d’or). D’autres sports peu connus ont rapporté l’or. C’est le cas du snooker (3 médailles d’or), le tir à l’arc (2 médailles d’or) et le triathlon et Canoë-kayak avec une médaille d’or chacun.

L’une des observations les plus marquantes de ces résultats est l’absence de consécration des sports collectifs, à quelques exceptions près à l’instar du football féminin (médaille de bronze), beach-volley (médaille d’argent), volleyball féminin (médaille de bronze) et le handball masculin (médaille de bronze).

En ce qui concerne l’organisation, les Jeux se sont déroulés globalement dans de bonnes conditions et sans couacs majeurs. Toutefois, un phénomène est venu gâcher l’ambiance générale. Il s’agit de l’absence flagrante du public, notamment lors des cérémonies d’ouverture et de clôture. Cette absence a pesé lourd sur le bilan général de cette manifestation.

Démission du président du comité provisoire de la Fédération royale marocaine de  de Basket-ball

Abdelmajid Boura, président du comité provisoire, a jeté l’éponge. Il a annoncé sa démission, le 25 octobre dernier, lors de la présentation de son bilan. Désigné pour remettre le basket ball marocain sur de bons rails, ce fonctionnaire des douanes estime qu’il faut « nettoyer la famille du basket marocain au karcher ». Celui qui gère la reconstruction de la FRMBB estime « être considéré comme un intrus » dans ce milieu.

Excédé et désabusé par les dissensions au sein du basket ball marocain, le président du comité provisoire de la FRMBB a choisi de jeter l’éponge. Malgré un travail qu’il estime accompli, Abdelmajid Boura a ainsi annoncé sa démission de son poste qu’il occupe depuis le mois d’avril dernier. « Pour moi, c’est impossible de réconcilier cette famille », explique-t-il, fatigué de ces querelles internes causées par « des conflits personnels qui plombent l’ambiance ». Pour lui, pour entamer la reconstruction du basket ball marocain et rassembler cette « famille déchirée de toutes parts », il faudrait « assainir et extirper la vermine qui empoisonne le basketball national ». Il dénonce ainsi « la comptabilité d’épicerie » qui régnait au sein de la Fédération et il en veut pour preuve les « 20 millions de dirhams de déficit » cette année.

Les maux du basket marocain sont nombreux. Pour la deuxième année consécutive, le championnat national de basketball n’a pas eu lieu. Au niveau international, les Lions ne brillent pas non plus. Le président démissionnaire évoque à cet égard « l’humiliation de 30 points reçue contre le Kenya lors de l’AfroCan », l’été dernier au Mali. Abdelmajid Boura estime même « qu’il n’y a plus d’équipe nationale puisqu’il n’y a qu’un seul basketteur qui puisse prétendre à l’équipe nationale », le reste des joueurs étant « trop vieux » ! Et le niveau n’est pas prêt d’être relevé. Selon lui, « cinq à six ans sont nécessaires pour trouver une bonne génération ». Mais pour cela il va falloir se retrousser les manches pour attirer les jeunes vers ce sport.

Le Maroc pays compte, en effet, à peine plus de 7.000 licenciés contre 15.000 en Tunisie et de 25.000 en Algérie. Un chiffre qui dit tout des difficultés du basket au Maroc.

Démission du comité directeur de la Fédération royale marocaine de rugby

Les membres du comité directeur de la Fédération royale marocaine de rugby ont déposé une démission collective “pour des raisons liées à la gestion”. Dans leur lettre de démission, ces derniers expliquent que cette décision intervient suite à “la violation par le président de la Fédération du statut de ladite instance et le dépassement de ses prérogatives”.

De plus, les membres démissionnaires regrettent “la non-réception des PV des réunions tenues depuis sa prise de fonction, ainsi que de la non-adoption des rapports moral et financier de la Fédération avant leur envoi aux clubs”.  Au-delà des éléments cités plus haut, les membres du comité directeur ajoutent que le président a dû reporter l’assemblée générale ordinaire élective, prévue initialement le 30 novembre. Il a aussi décidé de la fermeture du siège de la Fédération et l’interdiction aux fonctionnaires d’y accéder depuis cette date. Il a également ordonné aux fonctionnaires de ne plus répondre aux demandes administratives des membres. En tout cas, les membres démissionnaires déclarent ne plus être responsables des répercussions et dommages sportifs et administratifs qui toucheront le rugby marocain.

Abdennasser Bougja, vice-président de la FRMR et président du Club olympique casablancais, a affirmé que “les décisions prises par le président de la Fédération sont irresponsables et ont conduit au gel de toutes les activités sportives depuis 3 mois. Ce qui pénalise autant les clubs que les sportifs”. Par ailleurs Abdennasser Bougja a annoncé que sa lettre de démission a été déposée auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports et du Comité national olympique marocain.

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