Article 9 : les conseillers RNI et USFP critiquent la position « ambiguë » du PJD

06 Déc 2019 à 13:03 Partis
Article 9 : les conseillers RNI et USFP critiquent la position « ambiguë » du PJD

Alors que les débats autour de l’Article 9 du Projet de loi de finances (PLF) 2020 continuent de faire sensation, l’abstention de vote du groupe parlementaire du PJD à la Chambre des conseillers n’a pas été appréciée par les alliés du parti dans la majorité gouvernementale. Après la réaction du président du groupe socialiste (USFP), c’est au tour de celui du rassemblement constitutionnel (RNI-UC) de monter au créneau pour demander aux élus PJD « plus de clarté » à ce sujet.

Président du groupe socialiste à la Chambre des conseillers, Mohamed Alami a appelé le Chef du gouvernement Saâd-Eddine El Othmani à convoquer les Secrétaires généraux des partis de la majorité gouvernementale, et ce « afin de remédier à la grande fluctuation entre les composantes de la majorité » concernant l’Article 9 du Projet de loi de finances 2020, « entre partisans et opposants« . En présentant cette demande, le chef de file de l’USFP à la première Chambre s’est appuyé sur la Charte de la majorité gouvernementale.

Partageant cet avis, le président du groupe parlementaire du rassemblement-constitutionnel (RNI et UC) Mohamed Bakouri s’en est pris autrement, et sans citer le parti ciblé, en déclarant que « le discours mauvais, contradictoire et peu clair est malsain et porte atteinte à l’image et à l’action des partis politiques« .

Le conseiller parlementaire de la majorité dit « regretter l’exploitation horrible de l’hémicycle pour passer misérablement des sophismes« , considérant que cette tendance considère comme « s’engager dans une vague de nihilisme dans un style clownesque, et des comportements honteux et inacceptables qui offensent l’action politique sérieuse et constructive« .

Mohamed Bakouri a en outre estimé que « le discours de sérieux et de clarté constitue le fondement de l’action partisane« , ajoutant que « si cela semble normal pour certains qui se sont habitués à l’action clandestine sans avoir besoin de la position majoritaire de la Chambre des conseillers, nous rejetons cette dualité, ce qui fait accroître le sentiment d’incertitude sur la scène politique dans notre pays, car nous ne continuerons à accepter cette absurdité« .

« Il supervise la préparation des projets dont l’adoption engage son parti », a dit le président de groupe à propos de Saâd-Eddine El Othmani. . Bakouri estime que le Chef du gouvernement doit intervenir « en toute urgence pour sauver sa majorité et la rassembler, et d’arrêter le feu de ses Frères, qui s’est répandu dans toutes les directions « .

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