Football : L’année 2019 en 19 faits marquants (1/3)

08 Déc 2019 à 15:50 Sport
Football : L’année 2019 en 19 faits marquants (1/3)

 2019 touche à sa fin. L’occasion de faire un bilan sur les événements footballistiques qui ont marqué l’année, et rythmé le quotidien des amoureux de ce sport, aussi bien au niveau international que national. Le scandale de la VAR en Ligue des Champions Africaine, l’affaire Hamdallah, le sacre de l’Algérie en CAN 2019 ou encore la retraite internationale de Medhi Benatia, il s’en est passé bien des choses …

Hespress FR a sélectionné 19 faits marquants de l’année 2019. Partie 1.

Le scandale de la VAR en Ligue des Champions Africaine

Les supporters marocains s’en souviennent encore, à leur grand désespoir. C’est une finale totalement surréaliste qui a eu lieu, en mai, au stade de Radès à Tunis, entre le Wydad de Casablanca et l’Espérance Sportive de Tunis  (0-1) dans le cadre de la Ligue des Champions africaine, durant laquelle le club tunisien a été injustement sacré.

« Un massacre arbitral », telle a été la réaction de nombreux supporters qui étaient devant leurs écrans pour suivre cette confrontation controversée. Si le match aller avait connu son lot de polémiques, punissant les Marocains à travers un arbitrage partiel de l’Egyptien Jihad Greicha (suspendu pour six mois), les Wydadis  n’étaient pas au bout de leurs surprises.

La finale retour a certainement été la plus cauchemardesque, lorsque l’arbitre de la rencontre, le Gambien Bakary Gassama, a refusé d’accorder le but égalisateur du WAC inscrit par Walid Karti à la 59ème minute pour un supposé hors-jeu sans qu’il y ait possibilité de recourir à la VAR défaillante pour en confirmer la parfaite régularité. Le WAC était alors mené au score (1-0) suite à un but marqué à la 41ème minute par Youssef Belaili.  Après 1h30 d’arrêt, l’EST a été proclamée grand vainqueur.

C’est donc une grosse polémique qui a explosé dans le paysage footballistique. Le WAC a décidé de saisir le Tribunal Arbitraire Sportif (TAS) pour avoir justice. Ce dernier avait rendu une décision « partielle » en juillet dernier, après la décision du Comité Exécutif de la CAF de rejouer la finale sur terrain neutre. « La Formation du TAS en charge de cette affaire a considéré que le Comité Exécutif de la CAF n’était pas compétent pour ordonner que la finale retour soit rejouée et a décidé d’annuler la décision attaquée », avait déclaré le TAS dans un communiqué.

Le tribunal a précisé « que les appels des deux clubs sont donc partiellement admis pour cette raison. En revanche, toutes les autres conclusions prises par le WAC sont définitivement rejetées, tandis que celles de l’EST seront traitées dans la sentence finale ».

Peu satisfait par la réponse à sa requête, le club casablancais retente sa chance une deuxième fois, en défendant son cas devant le TAS, mais en vain. L’EST est déclarée vainqueur de la compétition.

Le Penaltygate / l’affaire Hamdallah

C’est une affaire qui a secoué le monde du football marocain, peu avant la Coupe d’Afrique des Nations. Convoqué par Hervé Renard après sa saison réussie en Arabie Saoudite et les sollicitations du public marocain, Abderrazak Hamdallah aura marqué les esprits, d’une façon bien particulière.

Présent lors des matchs amicaux qui précédaient la compétition africaine, le joueur d’Al Nassr aura eu bien du mal à se fondre dans la masse. A commencer par ce qui a été surnommé le « penaltygate » en référence à son conflit avec son compatriote Fayçal Fajr pour tirer le penalty face à la Gambie.

Lors du match amical, le joueur de Caen désigné par Renard pour tirer les penalty avait refusé la demande de son coéquipier de le faire à sa place, ce qui a provoqué un véritable raz-de-marée au sein de la sélection. Ni une, ni deux, le natif de Safi plie bagage. La FRMF prétexte une blessure pour étouffer l’affaire, qui était loin d’être finie.

Le cas Hamdallah déchaîne les passions, entre ceux qui taclent la french connexion (les joueurs franco-marocains Belhanda, Benatia, Fajr …) de l’avoir mis à l’écart et ceux qui déplorent un comportement immature.

S’il l’on pensait que les choses allaient s’arranger avec le départ d’Hervé Renard, c’était mal connaitre l’attaquant âgé de 32 ans. L’arrivée d’un nouveau coach, Vahid Halilhodzic n’a pas suffi à faire renverser la tendance, bien au contraire.

Le technicien bosnien a tenu à donner une chance à Hamdallah en le convoquant. Seul hic, le principal concerné a rejeté la main tendue du nouveau coach, du moins d’après les dires de ce dernier.« Je lui ai tendu la main mais il m’a dit qu’il ne voulait pas jouer pour l’équipe nationale marocaine », avait déclaré le technicien bosnien, mercredi 09 octobre, en conférence de presse, avant d’ajouter : “Son nom figurait dans la liste élargie, mais dans un entretien téléphonique avec Mustapha Hadji, il lui a demandé de ne pas compter sur lui et que ce n’est même pas la peine de le convoquer”.

« Je n’ai pas été convoqué à la sélection nationale, contrairement à ce qui a été dit lors de la conférence de presse », a tranché Hamdallah, dans une story postée sur son compte Instagram. La suite, nous la connaissons …

La retraite incompréhensible de Hamdallah

Dans la continuité de l’affaire Hamdallah, ou du moins la fin, c’est l’annonce de son départ définitif de l’équipe nationale. L’ancien botoliste met une croix sur la sélection marocaine, via un message posté sur les réseaux sociaux, alors qu’il était en vacances aux Etats-Unis.

« Bonjour, j’ai décidé de prendre ma retraite internationale », a-t-il annoncé depuis New York. Cette décision radicale est la suite logique de sa non-convocation répétée, mais aussi et surtout son comportement en sélection. Vahid ne l’avait d’ailleurs pas retenu pour les matchs qualificatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2021.

S’en suit une vague de critiques de la part des supporters mais également du président de la FRMF, Fouzi Lakjaa qui a déploré un comportement immature, affirmant qu’il n’avait jamais eu de lettre officielle de la part de l’ancien Lion.

Vahid en a rajouté une couche, se disant soulagé de la retraire d’un joueur qui serait selon lui « égoïste ». De son côté, Hamdallah ne semble pas touché par les critiques, et préfère se concentrer sur sa saison avec Al Nassr qui a fait de lui une star incontestée. C’est donc un chapitre qui se ferme, et c’est bien mieux comme ça.

Le retour de Zinedine Zidane au Real Madrid 

L’enfant chéri du Real Madrid a marqué son grand retour en Espagne en mai dernier, neuf mois après avoir fait les beaux jours de la Liga.

Il est désormais de retour dans le club avec qui il a tutoyé les sommets, d’abord comme joueur, puis comme entraîneur. Zinedine Zidane, est revenu porter secours à son équipe, qu’il avait quittée le 31 mai 2018.

Ses deux ans et demi à la tête du Real Madrid ont laissé une marque indélébile dans l’histoire du club et du football. Voici, en chiffres, le bilan que “Zizou” avait laissé de son passage.

Lors de son premier passage, il a passé 879 jours aux commandes, avec un bilan phénoménal. Mais depuis, la situation s’est compliquée pour le champion du monde 1998 qui a essuyé de nombreuses défaites, une élimination en Liga et Copa del Rey la saison dernière.

Cette tempête passée, le Français réussit à sortir la tête de l’eau notamment grâce à ses nouvelles recrues Eden Hazard ou encore Rodrygo. Mais l’ancien de la Juve le sait, la route est encore longue …

La remontada du Raja en 8e de finale de la Coupe arabe Mohammed VI

C’est un match historique au scénario complètement fou qui a eu lieu entre les frères ennemis, le Raja de Casablanca et le Wydad de Casablanca, le 23 novembre dans le cadre des qualifications aux quarts de finale de la Coupe Mohammed VI.

Menés au score par les Rouges 4 à 1, jusqu’à la 72e minutes, les Verts ont réussi l’exploit de se qualifier, en plantant 3 buts lors du dernier quart d’heure, dans cette partie animée et d’une rare intensité, devant un public en admiration qui ne risque pas d’oublier ce qui a été décrit comme « l’un des meilleurs matchs de l’histoire des deux clubs de la métropole.

Ce derby a certainement donné une magnifique image du football marocain qui comptera donc deux représentants en quart de finale de cette compétition. Les tifos du public Wydadi et Rajaouis ont d’ailleurs fait le tour de la presse internationale qui est restée ébahie devant la passion et l’amour des Marocains envers leurs équipes locales.

Le départ de Hervé Renard et l’arrivée de Vahid Halihodzic

C’est la fin d’une ère et le début d’une toute nouvelle. En juillet dernier, Hervé Renard a déposé les clés du Royaume des Lions après 3 ans passées à la tête de la sélection marocaine. Un départ attendu, après la lourde élimination du Maroc en 8e de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, bien qu’il ait affirmé avoir pris sa décision après le Mondial 2018 en Russie.

« J’ai pris cette décision après l’avoir – évidemment – mûrement réfléchie. Elle est par conséquent irréversible », avait-il annoncé sur les réseaux sociaux.

La démission de Renard actée, la Fédération Royale Marocaine était à la recherche d’un remplaçant digne de ce nom pour succéder à l’homme qui a mis fin à 20 ans de disette en CDM. Et c’est là qu’apparut Vahid Halilhodzic, quelques semaines plus tard, avec la promesse de faire renaître un groupe affaibli par cette récente défaite.

Ni une ni deux, le technicien bosnien se met au travail, avec de nombreux changements et déclarations chocs. Si la méthode Vahid n’avait pas porté ses fruits au début (le Bosnien n’ayant gagné aucun match amical depuis le début de son mandat), la sauce a commencé à prendre récemment avec la victoire écrasante de la sélection marocaine face à celle du Burundi (3-0), dans le cadre de la qualification des Lions de l’Atlas en CAN 2021. L’ancien de Nantes le sait, le chemin est encore long pour reconquérir le cœur des supporters marocains, et il compte bien le parcourir!

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La retraite internationale de Medhi Benatia 

Un cadre de l’équipe nationale a quitté le navire cette année. Après 11 ans de bons et loyaux services, Medhi Benatia a décidé de mettre fin à sa carrière internationale. Le défenseur d’Al Duhail n’avait plus reporté la tunique des Lions de l’Atlas depuis la défaite cuisante de la sélection en 8e finale de la Coupe d’Afrique des Nations qui s’est déroulée cet été en Egypte.

Malgré l’appel du nouveau coach des Lions, Vahid Halilhodzic, l’ancien de la Juventus de Turin a tenu à prendre du recul pour réfléchir à son avenir au sein de sa sélection, avant de prendre une décision finale, en octobre dernier.

« J’ai d’ailleurs parlé avec lui il y’a dix jours pour l’informer de ma retraite internationale (…) je ne pouvais plus continuer comme ça et écouter à chaque fois les mêmes histoires », a ajouté celui qui affirme être fatigué par les critiques sur sa présence avec le Mountakhab.

Avec au compteur plus d’une soixantaine de sélections, Benatia a pris part à quatre Coupes d’Afrique des Nations et une Coupe du Monde. Ses deux buts en sélection ont été inscrits contre l’Algérie à Marrakech (4-0), en match de qualification pour la CAN 2012 et un autre, qui aura marqué les esprits des Marocains à jamais, celui inscrit à Abidjan contre la Côte d’Ivoire (2-0), pour la qualification au Mondial 2018.

Le sacre de l’Algérie en CAN 2019

C’est un bonheur incommensurable qui a envahi ( et qui envahit toujours) les supporters algériens, le 19 juillet dernier. L’Algérie a remporté la Coupe d’Afrique des Nations 2019, la deuxième de son histoire après celle de 1990, en s’imposant 1 à 0 face au Sénégal, devant plus de 30 000 spectateurs algériens qui ont fait le déplacement au Caire. Les festivités ont suivi leurs cours pendant toute la semaine d’après.

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