Bouachrine : Son épouse le déclare en grève de la faim

03 Déc 2019 à 12:33 Société
Bouachrine : Son épouse le déclare en grève de la faim

Le directeur du quotidien Akhbar Al Yaoum et du site d’information d’Al Yaoum 24 est en grève de la faim depuis dimanche pour « protester contre ses conditions de détention ». Une information partagée par sa femme, Asmaa Moussaoui, qui déclare que l’état de santé du journaliste condamné à 15 ans de prison ferme « se dégrade du fait de maladies chroniques ».

Taoufik Bouachrine a décidé de faire une grève de la faim pour « protester contre les conditions de détention difficiles dans lesquelles il se trouve », a déclaré son épouse. Asmaa Moussaoui explique dans cette annonce que le directeur du quotidien Akhbar Al Yaoum et du site d’information d’Al Yaoum 24 proteste également contre « la confiscation des lettres adressées » qu’il lui adresse, elle et ses enfants, « par l’administration pénitentiaire sans justification légale ».

Le journaliste, condamné à une peine de 12 ans de prison ferme en première instance, rehaussée à 15 ans en appel en plus d’une amende de 300.000 DH, pour « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol » serait « soumis », selon son épouse, à « un système de surveillance sévère ». Elle déclare aussi que Taoufik Bouachrine serait soumis à « un régime alimentaire maigre » qui exacerbait ses « maladies incurables ».

On apprend également que le journaliste, détenu à la prison d’Ain Borja à Casablanca, « se plaint des mauvais traitements » qui lui seraient infligés par un membre du personnel pénitentiaire. Asmaa Moussaoui déclare qu’il l’aurait « délibérément perquisitionné de manière provocante et dégradante ». Elle ajoute que Taoufik Bouachrine serait « privé de toute intimité, lors de la visite de sa famille ou au téléphone ».

Notons que le procureur de la Cour d’appel de Casablanca, Hakim El Ouardi, a réfuté ces mêmes allégations, lors d’une visite à la prison d’Ain Borja. C’était avant la condamnation en appel du journaliste, fin octobre. Le procureur de la Cour indiquait notamment que la cellule de Taoufik Bouachrine « est maintenue ouverte 24 heures sur 24 et équipée d’un chauffe-plats et d’une machine à café ».

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