Indemnités parlementaires: Le président du groupe socialiste nie avoir réclamé une hausse

02 Déc 2019 à 17:37 Parlement
Indemnités parlementaires: Le président du groupe socialiste nie avoir réclamé une hausse

Après une levée de boucliers sur la Toile, le président du groupe socialiste (USFP) de la deuxième Chambre, a nié avoir réclamé la hausse de l’indemnisation octroyée aux élus parlementaires lors des discussions autour du Projet de loi de finances (PLF) 2020.

Lors d’une réunion tenue la semaine dernière à la Commission des finances et de développement économique de la Chambre des Conseillers en présence du ministre Mohamed Benchaâboune, plusieurs supports médiatiques avaient rapporté que Mohamed Alami, président du groupe socialiste aurait déclaré que « les indemnités reçues par les parlementaires ne suffisent pas à couvrir les frais de déplacements et autres activités« , tout en demandant au ministre en charge du PLF de « fournir aux élus parlementaires toutes les conditions nécessaires pour travailler« .

Des propos attribués à Alami qui ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, qui plus est sur un sujet constamment évoqué dans les débats publics. Notons que les indemnités que reçoivent actuellement les parlementaires s’élèvent actuellement à 30.000 DH par mois.

Selon les médias ayant diffusé cette information, Alami aurait ajouté en guise de protestation contre le budget alloué aux parlementaire sous forme d’indemnité que « le gouvernement a alloué une indemnité de 62 000 dirhams par mois aux membres de l’Autorité nationale de contrôle de l’électricité, bien qu’ils ne fassent rien« .

Sur cette base, le président du groupe socialiste a « catégoriquement » démenti avoir déclaré que les indemnités reçues par les parlementaires ne suffisent pas à couvrir leurs frais de déplacement, entre autres choses. « Cette question n’est même pas mentionnée dans le texte » se défend-il en qualifiant les propos qui lui sont attribuées de « non fondées ».

Mohamed Alami explique, sous forme d’un droit de réponse que ce qui a été publié en le concernant « ne l’affecte pas seulement à titre personnel, mais son image de président de groupe parlementaire et de défenseur de la liberté d’opinion« . Ces déclarations qu’il assure rejeter « donnent une image négative du groupe socialiste, et porte atteinte à sa réputation et à sa crédibilité« , a-t-il ajouté.

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