Le Maroc pourra exporter du pétrole vert avant 2030

30 Nov 2019 à 15:49 Environnement
Le Maroc pourra exporter du pétrole vert avant 2030

Selon l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et en Énergies Renouvelables (IRESEN), le Maroc pourra exporter du pétrole vert avant l’horizon 2030.

À la pointe en ce qui concerne les énergies renouvelables, le Maroc veut encore aller plus loin. Ce vendredi, l’IRISEN a annoncé une un nouvel objectif, celui de devenir un exportateur de pétrole vert d’ici 2030. Comment notre pays peut-il y parvenir ? Grâce à la « baisse des coûts des énergies renouvelables et l’abondance de sites marocains alliant un fort ensoleillement et des vitesses de vent élevées qui ouvrent de nouvelles opportunités pour produire de l’hydrogène ou des dérivés sans CO2 », explique le communiqué de l’IRESEN.

L’Institut, à travers Green Energy Park, et ses partenaires – OCP et l’Université Mohammed VI Polytechnique du côté marocain, ainsi que Fraunhofer et ses instituts du côté allemand, « mettent le turbo sur le Power-to-x », selon le communiqué, qui annonce que le ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement « suit de très près le projet de réalisation de la plateforme dédiée à la recherche sur l’hydrogène et l’ammoniac ». Parallèlement, une troisième étude est en cours pour préparer la feuille de route du Maroc dans ce domaine très prometteur, indique l’IRESEN.

Selon Badr Ikken, directeur général de l’IRESEN, « le projet commencera par la mise en place d’un premier pilote pour tester plusieurs technologies de production d’hydrogène et de ses dérivés à base d’énergies renouvelables en tant que vecteur d’énergie pour la génération, le transport et le stockage de l’énergie, mais aussi en tant que matière première ».

Suite à ces études qui ont démontré, d’une part, que le Maroc pourrait capter 2 à 4 % du marché mondial de l’hydrogène, estimé à plusieurs milliers de TWh ; et d’autre part, que ses dérivés que sont l’ammoniac vert et le méthanol pourraient être rentables à court et moyen termes, poursuit le communiqué, « l’IRESEN et ses partenaires ont décidé de se lancer dans cette “belle aventure” qui a déjà un premier partenaire, l’Allemagne ».

L’hydrogène et ses dérivés gazeux et liquides pourront être utilisés pour des applications difficilement alimentées par l’électricité, notamment le transport maritime, aérien, le transport de marchandises et les voitures sur de longs trajets.

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