Démission collective de la section allemande du PJD

30 Nov 2019 à 15:05 Partis
Démission collective de la section allemande du PJD

Faisant partie de la diaspora marocaine en Europe, les membres du PJD en Allemagne annoncent leur retrait de tout militantisme en informant les structures centrales du parti de leur « démission collective ». Une décision qu’ils lient à « la manière de gestion » du Chef du gouvernement qui porte également la casquette de Secrétaire général du PJD.

Parvenue à Hespress FR, une lettre adressée à l’ex ministre PJD et responsable des sections du parti à l’étranger, Najib Boulif, de la part de ces membres démissionnaires indique que cette décision a été motivée par « les concessions faites par le Secrétaire général et Chef du gouvernement Saâd-Eddine Othmani ».

Ces désormais ex-membres remontent à l’épisode connu comme étant un « blocage politique », du temps le Chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, était en pourparlers officiels pour former sa majorité suite à la victoire du PJD lors des élections législatives d’octobre 2016.

Dans ce registre, les signataires de la lettre de démission qualifient le gouvernement que dirige actuellement El Othmani d’« impopulaire ». Et la conséquence de leur constat est qu’« un sentiment de déception s’est propagé parmi les militants du parti ». Pour justifier cette démission collective, les membres du PJD en Allemagne évoquent « un certain nombre de problèmes d’organisation interne », ainsi que « le recours à des procédures disciplinaires à l’encontre de ceux qui sont en désaccord ».

Ils ont par ailleurs avancé que « la majorité des membres sont mécontents par rapport à la manière dont le parti travaille au sein du gouvernement, et à la gestion d’un certain nombre de dossiers qui préoccupent l’opinion publique marocaine depuis les manifestations dans le Rif et la campagne populaire de boycott », et que « de nombreux membres ont perdu l’envie de continuer à militer ».

Les auteurs de la lettre de démission sont également revenus sur l’épisode du « dialogue interne », que le PJD a lancé il y a plus d’un an pour discuter des répercussions du « blocage politique » sur les structures du parti et sur son image vis-à-vis de ses électeurs.

En appelant « le Secrétariat général du parti à assumer toute sa responsabilité », les démissionnaires déclarent que cette phase de « dialogue interne » constitue « une autre raison tout aussi importante, qui conduit au sentiment de désespoir et de perte de repères pour le Bureau dirigeant et la majorité des membres de la section allemande, qui est rentré dans un état de stagnation après avoir été la locomotive de l’action du parti à l’étranger, du fait qu’il a été le premier à être crée au nom du PJD ».

Oujda : Aftati s'en sort indemne d'un procès intenté par le PAM