L’expérience sécuritaire pionnière du Maroc mise en avant à Marrakech

26 Nov 2019 à 07:15 Société
L’expérience sécuritaire pionnière du Maroc mise en avant à Marrakech

Les Chefs de police du Moyen Orient et d’Afrique du Nord (MENA), ainsi que ceux des Iles Comores, de Djibouti, du Soudan, de la Somalie et de la Mauritanie, sont à compter de lundi, en conclave dans la ville ocre.

Cette réunion de deux jours, qui se tient pour la première fois en dehors du Quartier général de l’Organisation Internationale de police criminelle (Interpol) basé à Lyon, se penchera sur les moyens et les mécanismes à mettre en oeuvre pour renforcer davantage la coopération entre l’Interpol et les services de police des pays participants.

L’expérience sécuritaire marocaine, un succès

Intervenant à cette occasion, Mohamed Dkhissi, Directeur central de la Police Judiciaire et Chef du bureau d’Interpol à Rabat, a affirmé que le succès de l’expérience sécuritaire pionnière du Maroc témoigne d’une vision profonde de la stratégie mise en oeuvre en la matière, aussi bien sur le plan local que dans le cadre de la coopération et de l’échange d’expertises.

Cette stratégie sécuritaire, a-t-il ajouté, a fait de la formation aux Droits de l’Homme l’un de ses piliers majeurs, aux côtés de la mise en oeuvre de la bonne gouvernance, de la reddition des comptes, de l’activation d’un plan sécuritaire basé sur l’unification des efforts de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) et de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), et de l’encadrement de l’action policière, à travers un code de bonne conduite très avancé.

Pour le directeur d’Interpol à Rabat, les efforts du Royaume dans le domaine sécuritaire, conformément aux orientations royales, sont axés sur la qualification du personnel des services de police sur les plans scientifique, technique, opérationnel, éthique et comportemental, à même de l’ériger en un acteur agissant, toujours proche de la réalité de la société et au fait de l’ampleur des défis sécuritaires à relever, avec une clairvoyance et un sens élevé de responsabilité.

Proactivité et efficacité

A cet effet, Mohamed Dkhissi a rappelé que l’institution sécuritaire au Maroc veille, dans le cadre de son souci permanent à préserver la sécurité et la quiétude des citoyens, à adopter une démarche basée sur la vigilance et la proactivité pour l’obtention des renseignements et la prise des mesures urgentes et efficaces qui s’imposent, ce qui lui a permis d’être toujours capable, en tant que système sécuritaire solide, à immuniser le pays contre toutes les menaces des organisations terroristes.

« La politique sécuritaire du Maroc en matière de lutte contre l’extrémisme, le terrorisme et le crime organisé a permis de réaliser des résultats remarquables à même d’ériger le Royaume en un modèle à suivre par les pays de la région et à l’échelle internationale », a-t-il fait valoir.

Donnant un aperçu exhaustif sur la conjoncture actuelle caractérisée par une criminalité complexe à dimension internationale et transnationale, dont la dangerosité n’est plus à démontrer, le responsable sécuritaire a cité à titre d’exemple la connivence avérée entre les groupes terroristes et le crime organisé transnational (trafic d’armes, traite humaine, trafic de drogues, prises d’otages moyennant le paiement d’une rançon, blanchiment d’argent etc).

La coopération face à une contexte complexe

Mohamed Dkhissi a, à cet égard, insisté sur la nécessité d’une coopération régionale et internationale plus élargie et d’une coordination plus renforcée entre les différents pays.

« Si la volonté de l’institution sécuritaire au Royaume est de consolider ce genre de coopération entre nos pays, elle est aussi la nouvelle orientation prônée par l’ensemble de la communauté internationale, à travers la mise en place de mécanismes, dont les Conventions Internationales qui témoignent de la volonté effective des Etats à promouvoir cette coopération », a-t-il dit.

Dans ce même ordre d’idées, il a mis en avant le rôle majeur joué par l’institution sécuritaire marocaine en tant qu’acteur de premier rang dans différents domaines à vocation sécuritaire (échange de renseignements, sécurisation du transfert des personnes faisant l’objet d’avis de recherche, exécution des mandats d’arrêt internationaux, échange d’expertises dans le cadre de la formation et de la formation continue et en matière de lutte contre les menaces terroristes…).

Face à un contexte sécuritaire régional et international complexe, les pays participants à ce conclave ont besoin d’un référentiel sécuritaire commun ayant pour fondement la coopération efficiente, a-t-il soutenu.

Et de souligner que l’institution sécuritaire marocaine ne cesse de consacrer cette requête vitale, qui illustre le choix du Royaume pour abriter les travaux de cette réunion dans la perspective d’aboutir à une coopération sécuritaire plus solide et d’en faire une valeur commune partagée par tous les pays de la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord.

L’ouverture de cette réunion, marquée par la présence notamment du Secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, et Mohamed Ben Ali Koman, secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, a connu la projection de deux films institutionnels consacrés, le premier à la mise en lumière du progrès remarquable réalisé par le Maroc dans divers domaines, y compris celui sécuritaire, et le second au rôle ainsi que les missions dévolues à l’Interpol depuis sa création en 1923 et son appui constant aux services de police des pays membres de l’organisation.

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