Hirak: la FNE se déclare présente au sit-in des familles des détenus à Rabat

26 Nov 2019 à 14:24 Société
Hirak: la FNE se déclare présente au sit-in des familles des détenus à Rabat

La Fédération nationale de l’éducation (FNE) déclare son intention de prendre part au sit-in que les familles des détenus du Hirak du Rif comptent tenir ce mercredi devant le siège du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) à Rabat. Une manifestation qui se veut contre les allégations torture que dénonce une partie des leaders du mouvement qui purgeant leur peine à la prison de Ras El Ma à Fès. Le syndicat annonce également un programme chargé de lutte pour les mois de décembre et de janvier prochains. 

Derrière la réitération de l’appel à « la libération des détenus du Hirak du Rif et de tous les détenus politiques au Maroc« , la FNE invite l’ensemble des acteurs sociaux à « unifier les rangs afin de répondre aux revendications populaires en matière de démocratie, de liberté, de justice sociale et d’égalité de fait« .

Le syndicat souligne dans ce registre son alignement sur « les justes causes du peuple marocain dans la perspective de créer un Etat de droits et de libertés« . Il fait remarquer qu’en parallèle à ces engagements, « l’enseignement public, gratuit, de qualité et unifié, du primaire au supérieur« , reste l’axe principal autour duquel le syndicat milite.

Secrétaire général de la FNE, Abderrazak Idrissi salue à cette occasion la création du « Front social marocain« . Il le présente comme un collectif citoyen qui « défend les droits et les libertés, ainsi que toutes les questions sociales, économiques et culturelles, et soutient tous les mouvements sociaux et militants qui défendent les revendications vitales des Marocains« .

D’autre part, la Fédération faisant partie des syndicat les plus représentatifs du secteur de l’éducation, a critiqué le contenu du Projet de loi de finances (PLF) 2020, en estimant qu’une « politique d’austérité dans les secteurs sociaux s’applique, en échange de dépenses inutiles dans la plupart des secteurs sécuritaires« .

Sur son constat, elle fustige l' »utilisation de l’épargne des adhérents à la Caisse nationale de retraites et d’assurances pour sortir de la crise structurelle« . A l’opposé, la FNE considère que le point de départ pour la réforme réside dans une « ouverture de débat sur les services publics pour leur préservation et leur développement, et l’adoption d’une réforme fiscale équitable au Maroc dans divers domaines, notamment la réduction de l’impôt sur les salaires et sa suppression pour les retraités et la promulgation de l’impôt progressif sur la fortune, les biens et l’héritage« .

En ce qui concerne le secteur de l’éducation, le syndicat affirme son adhésion aux dossiers revendicatifs communs relatifs à l’augmentation des salaires et des pensions, et à la réduction d’impôt sur ces deux types de revenus pour les fonctionnaires du secteur.

La FNE appelle ainsi le ministère de tutelle à appliquer les accords des 19 et 26 avril 2011, tels que « la compensation pour le travail dans des zones difficiles depuis 2009″, tout en incitant les travailleurs dans le secteur à « contribuer au succès des prochaines phases de protestation.

La Fédération énumère en ce sens les journées du 28 novembre pour les enseignants dits « victimes des deux statuts« , du 3 et 4 décembre pour les enseignants dits « contractuels« , du 2 au 7 décembre pour les enseignants titulaires de hauts diplômes, des 11 et 12 décembre et du 7 janvier 2020 pour les cadres des COPE, et en fin des 25 et 26 décembre pour les techniciens du ministère.

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