Algérie: 40ème vendredi de manifestations, nouveau rejet des élections

22 Nov 2019 à 18:13 Monde
Algérie: 40ème vendredi de manifestations, nouveau rejet des élections

Pour le 40ème jour de manifestations anti-système en Algérie, le pays a connu une énorme mobilisation. Slogans pro-liberté se sont mêlés aux lâchés de colombes pour signifier le caractère pacifique des manifestations.

Comme les semaines précédentes, des milliers d’Algériens ont défilé sous la pluie pour manifester contre le système et exiger un pays démocratique ainsi qu’une répartition équitable des richesses, loin de l’opacité des institutions et de l’oligarchie.

Réclamant la libération des détenus du Hirak et détenus d’opinions, et un réel changement du système, les Algériens d’Alger, de Constantine, d’Oran, de Béjaia ou encore de Tizi Ouzou, ont voulu marquer le coup du 40ème vendredi de mobilisation qui commencé depuis le 22 février. A Alger, une petite fille a été aperçue dénonçant les arrestations des manifestants du Hirak, des menottes aux poignets.

Cette marche, d’une grande importance symbolique s’inscrit dans une contexte compliqué, celui de l’approche des élections présidentielles que le pouvoir cherche à tout prix à faire passer le 12 décembre prochain contre la volonté du peuple. En effet, les Algériens estiment trop prématurées des élections présidentielles alors que les mêmes symboles du pouvoir sont toujours aux commandes, et un rythme effrénée de limogeages et de remplacements aux plus hauts niveaux de l’Etat s’opère.

Pacifique encore une fois, la manifestation a rassemblé de milliers d’Algériens partout dans le pays, tous, appelant au boycott des élections. Symbole de la « Silmya » (du pacfisme, ndlr) de ces contestations populaires, plusieurs protestataires ont apporté avec eux des colombes.

Mais les manifestants n’ont pas lésiné sur les slogans anti-système pour exprimer leur ras le bol, au moment au le général Ahmed Gaid Salah a encore une fois menacé de recourir à la force pour faire passer les élections présidentielles. « Je ne vote pas », « Libérez les détenus d’opinion », ou encore « L’Algérie sera indépendante », ont écrit plusieurs manifestants, qui ont crié « Talbine el houria » (nous demandons la liberté, ndlr).

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