Fête de l’Indépendance: Le Grand Jihad gagne ses lettres de noblesse

18 Nov 2020 à 13:16 Politique
Fête de l’Indépendance: Le Grand Jihad gagne ses lettres de noblesse

Le 18 novembre 1955, feu Mohammed V, proclamait la libération du Maroc du joug du colonialisme. L’indépendance n’est certes officiellement déclarée que le 2 mars 1956, mais le Royaume respirait déjà un air de liberté, la tête résolument tournée vers l’avenir, celui de l’édification du pays.

Une phrase prononcée par le sultan défunt : « Nous sommes passés de la bataille du petit Jihad à celle du grand Jihad« , scellait l’entrée du Maroc dans son ère moderne, sous le sceau de l’indépendance et de la démocratie.

Véritable feuille de route, le discours prononcé par Mohammed V à son retour d’exil posait les jalons les jalons d’un Maroc indépendant, moderne, uni et solidaire.

L’épopée menée par le peuple marocain, en parfaite communion avec son Roi, pour recouvrer son indépendance et sa souveraineté sur ses terres, s’est poursuivie sous l’ère de Feu Hassan II pour le parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume, mais aussi sous le règne du Roi Mohammed VI pour s’engager résolument et définitivement sur la voie de la démocratie, le pluralisme politique et le libéralisme économique.

Sous le règne du Roi Mohammed VI, les liens de symbiose et de communion entre le Trône et le peuple ne font que se consolider au service de la préservation des acquis nationaux et la promotion du développement socio-économique, dans le cadre d’un Maroc des institutions et de la démocratie.

Le Souverain a ainsi veillé à doter le Royaume de plans stratégiques et d’importantes infrastructures tels le Port Tanger Med, la station solaire Noor, le plan Maroc Vert, le TGV, ou encore l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), orientée vers l’amélioration des conditions de vie des couches sociales les plus démunies à la faveur de chantiers d’envergure, de grande portée économique et sociale.

Le Roi continue également d’ériger la question de l’intégrité territoriale en priorité nationale, forte de l’appui de la communauté internationale à la proposition marocaine d’autonomie, comme solution juste et crédible, au conflit régional autour du Sahara marocain.

Sur le plan international, le Royaume peut se prévaloir aujourd’hui d’une place de choix dans le concert des nations, en ce sens, que le Roi a veillé à consolider les liens du Maroc avec son espace africain, méditerranéen et arabe, mais également avec ses partenaires internationaux en vue de faire de Rabat un interlocuteur écouté et respecté sur la scène mondiale.

In fine, la commémoration de la fête de l’indépendance, qui marque cette année ses 65 ans, donne aussi l’occasion aux générations montantes de prendre et d’apprécier toute la mesure des sacrifices consentis par leurs aïeux pour leur léguer un pays fort de sa liberté et de ses valeurs de démocratie et de citoyenneté.

Pourquoi mars en novembre?

Pour la petite histoire, l’indépendance officielle du Maroc a été signée le 2 mars 1956, et la décision de fêter l’indépendance le 18 novembre a été prise par Hassan II en 1962. Selon plusieurs historiens, le défunt Roi, dont l’intronisation s’est faite un 3 mars, a déplacé la date de l’indépendance du royaume au mois de novembre et l’a fait coïncider avec l’ancienne fête du trône.

Il voulait ainsi rendre hommage à son père Mohammed V pour commémorer son glorieux discours et rappeler les efforts que son père déploya pour libérer le Maroc du joug colonial.

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