Le FMI est confiant pour l’avenir économique du Maroc

07 Nov 2019 à 21:19 Economie
Le FMI est confiant pour l’avenir économique du Maroc

« Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes », c’est comme ça que l’on pourrait résumer le constat du Fonds Monétaire Internationale (FMI) vis-à-vis de l’économie nationale. Nicolas Blancher, Chef de la mission du FMI au Maroc, a indiqué, le 7 novembre à Rabat au siège du MERFA, que l’économie marocaine est positive en général, mais qu’il y’a toujours de la place pour améliorer les choses.

Nicolas Blancher a séjourné au sein du royaume du 29 octobre au 7 novembre, afin d’effectuer un constat, avec les autorités marocaines, concernant l’exécution des dispositions de l’accord relatif à la ligne de précaution et de liquidité (LPL), dont le montant s’élève à environ 3 milliards de dollars (2,97 milliards exactement).

Blancher a indiqué être confiant pour l’avenir économique du royaume, à la vue des nombreux chantiers accomplis à ce jour. Même si l’activité agricole a plombé le PIB national, le Maroc a réussi à maintenir son économie à un niveau stable dans l’ensemble, témoignant de la transition vers d’autres moteurs de croissance, notamment le secteur industriel. Le Chef de la mission du FMI a dans ce sens indiqué que le royaume a déployé des efforts importants pour ce qui est du secteur automobile, mais qu’il y’a toujours des choses à réaliser à ce niveau.

Blancher a par ailleurs expliqué que le Maroc a réussi à relever plusieurs défis, notamment au niveau de l’éducation, de l’emploi, en plus de lancer une réelle dynamique pour attirer les investisseurs étrangers. Dans ce sens, l’équipe du FMI a indiqué qu’« il est essentiel de poursuivre les réformes dans l’éducation, la gouvernance et le marché du travail, ainsi que de continuer d’améliorer le climat des affaires pour rehausser la croissance potentielle et réduire le chômage élevé parmi les jeunes et les femmes ».

Le Chef de la mission du FMI a indiqué que la croissance du royaume devrait s’établir à 2,8 % en 2019, alors que l’inflation se ralentirait à 0,4 %. Le déficit budgétaire devrait atteindre un taux de 4 %, résultat d’une hausse des dépenses en capital plus importantes que celles des recettes. Cela dit, le royaume s’en sort bien, notamment grâce aux efforts déployés par les autorités pour ce qui est de la mise en place des réformes budgétaires, plus particulièrement l’exécution des recommandations des 3e assises de la fiscalité, tenues en mai dernier, selon les explications de Blancher.

Par ailleurs, l’équipe du FMI a indiqué que les autorités marocaines sont en train d’étudier une façon pour assouplir le régime de change, afin de relancer les exportations nationales à l’étranger, et de faire face aux chocs extérieurs tout en garantissant sa compétitivité sur le marché international.

Dans l’ensemble, Blancher et son équipe ont indiqué que le royaume n’a rien à craindre pour son économie, mais qu’il devrait toutefois poursuivre les réformes et la mise en place de différents écosystèmes contribuant à son essor à ce niveau.

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