Hirak: Ahamjik en grève de la faim, sa famille donne le « récit de son transfert » à Tiflet

07 Nov 2019 à 18:05 Politique
Hirak: Ahamjik en grève de la faim, sa famille donne le « récit de son transfert » à Tiflet

La famille de l’activiste du Hirak du Rif détenu Nabil Ahamjik affirme que ce dernier est entré en grève de la faim le 1er novembre dernier, date son transfert de la prison de Ras El Ma (Fès) à celle de Tiflet. Relayant un message du détenu, la famille du condamné à 20 ans de prison ferme déclare via un poste Facebook de son frère qu' »il proteste contre la violence, l’interdiction de rencontrer sa famille et son expulsion vers la prison de Tiflet, sans même pouvoir rassembler toutes ses affaires ».

Dans un récit des derniers développements qui ont suivi la fuite d’un message audio du leader du Hirak du Rif de la prison de Ras El Ma, les Ahamjik citent l’avocate de l’activiste et membre du Comité de défense des dirigeants du Hirak, Me Fatima Mardi.

Lui rendant visite avant-hier mardi dans la prison de Tiflet, la famille indique que Nabil « lui a raconté que, dans l’après-midi du jeudi 31 octobre les six détenus actuellement transférés (dont le leader du mouvement, Nasser Zafzafi, NDLR) se sont rendus aux cabines téléphoniques pour appeler leurs familles », mais qu' »ils ont été surpris de ne pas pouvoir utiliser les téléphone », et « ont demandé la présence du directeur de la prison et du représentant du parquet pour ouvrir un rapport sur l’affaire ». L’avocate a ajouté, selon la famille Ahamjik, que « quelques instants plus tard, le directeur de l’établissement est venu avec un grand nombre de gardes qui ont commencé à les violenter ».

Au lendemain de ce que la même famille désigne comme « fait », Nabil Ahmeghik a rédigé une plainte pour « violence, humiliation et interdiction de téléphoner à sa famille ». Le détenu déclare également avoir été « victime de violence et d’injures » ce jour-là, lui et le reste de ses camarades de cellule. « C’était la dernière fois que les six détenus se voyaient », d’après la famille d’Ahamjik.

Ils seront individuellement transférés « sans informer leur familles de leur destination et sans révéler les raisons de leur expulsion ou les raisons pour lesquelles ils ne pourraient plus téléphoner« . La famille du détenu pense néanmoins que ce qui est arrivé à son fils « semble être clairement causé par la fuite d’un message audio de Nasser Zefzafi et par leur demande de déchéance de nationalité ».

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