HCP : Les dépenses consacrées au secteur de la santé au Maroc restent faible

07 Nov 2019 à 13:40 Santé
HCP : Les dépenses consacrées au secteur de la santé au Maroc restent faible

Dans son rapport national, au titre de l’année 2019, intitulé « Population et développement au Maroc », le Haut-Commissariat au Plan (HCP) dévoile plusieurs données et chiffres clefs dans plusieurs secteurs, notamment celui correspondant au système de la santé du Royaume.

Le HCP indique dans son rapport que le financement de la santé en 2013 s’est chiffré à 53 milliards de dirhams, soit 1.578 dirhams par habitant contre 1 002 DH en 2006, ce qui représentait 5,8 % du PIB contre 5,2 % en 2018.

Certes, cela représente une nette augmentation des dépenses consacrées au secteur de la Santé, mais reste des plus bas parmi ceux des pays ayant un développement économique similaire à celui du Maroc, tel que la Tunisie 7,3 % du PIB, 6,5 % pour l’Iran, 7,2 % pour la Jordanie et 6,6 % pour le Liban, relève le rapport du HCP.

Pour la part des dépenses allouées à la consommation médicale, celle-ci représente 88 % de la dépense totale du secteur, soit l’équivalent de 1 394 dirhams par habitant. Selon le même rapport, la dépense totale du secteur de la Santé a enregistré une évolution moyenne de 15 % entre 2006 et 2013.

Cela dit, le HCP affirme dans son rapport que depuis 1997-98, plusieurs efforts ont été déployés pour améliorer le financement de la santé au Maroc. Toutefois, la structure du financement n’a connu qu’un léger changement. Ainsi, la dépense totale de la santé en 2013 a été financée par le paiement direct des ménages en premier lieu (50,7 %), les ressources fiscales (24,4 %), la couverture médicale (22,4 %), les employeurs (1,2 %), la coopération internationale (0,6 %) et les autres sources (0,7 %).

Concernant la santé maternelle et infantile au Maroc, le HCP fait savoir que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a connu une baisse notable. Alors qu’il représentait 76,1 % pour la période 1987-91, ce taux est passé à 30,5 % en 2011, avant de s’établir à 22,2 % en 2018, soit une diminution de 27 % pour ladite période.

Il est de même pour la mortalité infantile, qui a enregistré une diminution de 38 %, passant de 28,8 % à 18,0 % décès pour 1000 naissances vivantes entre 2011 et 2018, indique le rapport.

Selon le HCP, cette tendance à la baisse est le fruit de la conjugaison de plusieurs stratégies, notamment, le Programme National d’Immunisation, le Programme National de lutte contre les Maladies Diarrhéiques (promotion de la thérapie de réhydratation orale), le Programme de Lutte contre les Carences en Micronutriments (supplémentation et fortification des aliments à large consommation), la promotion de l’alimentation du nourrisson, particulièrement, l’Allaitement Maternel

Quant à la mortalité néonatale (survenant durant le premier mois après la naissance), elle a connu une baisse significative. Son taux est passé de 31,4 % entre 1987-91 à 21,7 % pour la période 2007-11. Il est à noter que ce taux s’est placé à 13,6 % pour chaque 1000 naissances vivantes en 2018, soit une diminution de 38 % par rapport à 2011.

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