Le derby « arabe » de Casablanca se solde par la parité du but partout

02 Nov 2019 à 21:36 Sport
Le derby « arabe » de Casablanca se solde par la parité du but partout

Samedi, en nocturne le Raja et le Wydad croisaient du crampon autrement que dans le cadre du football national puisque ce 141e derby de rang entre les deux géants du football national entrait dans le cadre de de la Coupe Mohammed VI (UAFA) et comptait pour les huitièmes de finale aller. On s’est quitté sur un nul d’un but partout à chacun sa mi-temps. La rencontre ne valut vraiment que par sa seconde mi-temps. Bref, ce n’est que partie remise puisque le retour est prévu le 23 novembre.

Le Complexe Mohammed V affichait évidemment complet d’un fifty-fifty vert et rouge. C’était le Raja qui recevait. Si le RCA alignait son onze officiel de départ moins Mitouali, le Wydad composait avec les absences de joueurs clés comme El Hassouni, Noussair, Mohamed Nahiri, Saidi et Walid El Karti pour blessures et autres cartons et suspensions.

Sur le vert gazon du complexe, le Raja avec sa « performance » durant la première mi-temps a énormément facilité la tâche au Wydad qui, du coup, s’est retrouvé dans son élément. Le WAC bien en place et recroquevillé dans son camp se contentait de gérer son match en laissant l’initiative aux Verts. Ces derniers sans leur meneur de jeu Mitouali bafouillaient leur football et l’on était loin du jeu chatoyant du RCA.

Les Verts balançaient de longs ballons au grand bonheur des Rouges, qui au fur et à mesure que l’on avançait dans le temps s’enhardissaient. Et ce qui devait arriver arriva. Un excès de confiance de Bannoun se transforma en une bévue fatale dont profitait le duo Al Kaabi et El Haddad pour ouvrir le score par ce dernier à la demi-heure de jeu. C’était la seule occasion jusque-là du WAC. Et c’est encore heureux si le Raja n’encaissa pas un second but et le RCA peut remercier le pied plat d’Al Kaabi, qui lamentablement ratait quelques minutes plus tard.

Là aussi c’était une grossière erreur défensive en guise de caviar à l’égard de l’attaquant des Rouges. La première mi-temps de ce derby durait cinquante minutes et franchement sur la pelouse le spectacle n’avait pas été au rendez-vous. Il était dans les gradins où les deux camps de couleurs et de chants rivalisaient d’ingéniosité, d’originalité et d’imagination pour voler la vedette dans ce derby historique de leurs tifos, dont certains, en 3 D.

Il faut bien croire que le staff technique des Verts avait vite fait le tour de la question et dès le retour des vestiaires le remplacement de Wardi par son emblématique capitaine Mitouali fit énormément du bien aux Verts, qui égalisèrent d’entrée par Balongo et dominèrent tout le restant de la partie vendangeant au passage quelques belles occasions qui sans excès de précipitation auraient pu avoir un meilleur sort.

Oui grosso modo le 141e derby de rang et qui de surcroit est offert au football arabe a tenu ses promesses. Il nous a manqué une mi-temps et on la doit aux 22 acteurs, qui nous l’ont volée à force de se regarder en chiens de faïence. Mais d’un côté comme de l’autre, ils ont tous été à la hauteur de leur mission. À la prochaine !

Djokovic en finale du Masters 1000 de Paris pour la 6è fois