Conseil national de l’Istiqlal : Baraka très remonté contre le gouvernement El Othmani

02 Nov 2019 à 18:57 Partis
Conseil national de l’Istiqlal : Baraka très remonté contre le gouvernement El Othmani

L’Istiqlal tient en cette fin de semaine à Salé une session ordinaire de son Conseil national, véritable parlement du parti. Son Secrétaire général en a profité pour exprimer dans son discours la position Istiqlalienne par rapport à la nouvelle recomposition du gouvernement El Othmani, toujours « en manque d’homogénéité » selon lui.

Leader du deuxième parti d’opposition, Nizar Baraka est sceptique quant aux « changements de fonds dans la gestion de la politique publique » que le remaniement gouvernemental pourrait apporter d’ici 2021. Mais dans son allocution inaugurant les travaux du Conseil national, il a tout de même donné acte de la réduction de l’effectif en charge de l’Exécutif, et de l’intégration des départements qualifiés de « complémentaires ».

« En dehors de la propagande, le dernier remaniement gouvernemental est technique. Ni plus ni moins », a-t-il déclaré.

Le gouvernement El Othmani, réduit en termes de membres qui le composent, « a choisi d’être un gouvernement de continuité et n’a pas réussi à rompre avec le programme précédent qui a conduit à la crise actuelle, et qui a perdu sa légitimité » d’après l’ex grand argentier du royaume sous le gouvernement Benkirane l.

D’autre part, le successeur de Chabat à la tête de l’Istiqlal est revenu sur ce qu’il désigne comme « les conflits au sein des composantes de la majorité, éclatant quelques jours après le remaniement, et a contraignant le gouvernement à se ranger dans le camp des attentistes, au lieu de proposer des solutions et des alternatives et de répondre aux attentes des citoyens ».

Emboitant le pas au groupe Istiqlalien de la première Chambre, très critique envers le rendement de l’Exécutif, Baraka a estimé que le gouvernement actuel « manque d’identité politique et n’a rien prévu pour la construction démocratique au Maroc », tout en considérant que « les libertés ont diminué à cette époque » et que « les institutions élues ont été vidées de leur contenu ».

En guise de proposition, l’homme politique a appelé au cours de son discours à « extrapoler le contexte international » et à « invoquer ce qui se passe dans un certain nombre de pays comme l’Algérie, le Liban et le Chili ».

Toujours sur le volet suggestif, Baraka pense « nécessaire » une reconsidération du Code électoral marocain, y compris la distribution territoriale en vigueur lors des élections, « pour donner toutes les garanties afin que ce qui s’est passé en 2016 ne se répète pas (…). Les gens devraient avoir la liberté de choisir et la liberté de nommer », a-t-il déclaré.

Les travaux du Conseil national devraient se poursuivre dans la soirée de ce samedi et demain dimanche. Et les instances compétentes du parti devraient notamment s’atteler sur les propositions que présenteront les députés Istiqlaliens dans le cadre du Projet de loi de finances (PLF) 2020.

Invité au Maroc, le président du Parlement latino-américain et des Caraïbes rencontre El Othmani