AITEX 2019 : Les compétences marocaines hautement demandées à l’étranger

23 Oct 2019 à 19:15 Economie
AITEX 2019 : Les compétences marocaines hautement demandées à l’étranger

La prochaine étape du plan d’accélération industrielle (PAI) tournera autour du développement de l’écosystème technologique au sein du royaume. L’on devrait voir le lancement de plusieurs projets innovants à ce niveau dans ce sens.

Le Maroc devrait connaitre une réelle révolution technologique pour les années à venir. Selon les déclarations de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique, lors de l’université de la CGEM, le PAI misera grand sur le développement du « 2.0 » au sein du royaume pour la période 2021-2025.

Cela passera notamment par la mise en place d’un écosystème adéquat, favorable au développement des projets et idées innovantes, tout en modernisant certains secteurs. Cela devrait passer notamment par la valorisation des compétences nationales, notamment dans le domaine technologique. Le ministre avait d’ailleurs indiqué qu’une grande importance serait donnée pour le développement du secteur des objets connectés (IoT), un marché dans lequel les compétences marocaines brillent à l’étranger, mais qui peine à décoller au sein du royaume pour le manque d’infrastructures.

Dans ce sens, la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI), œuvre à promouvoir la mise en place d’un écosystème approprié, en invitant les acteurs économiques, nationaux et étrangers, à s’intéresser au potentiel des compétences marocaines à ce niveau.

Cela ne se limite pas à la création d’emploi, mais à un accompagnement complet, qui se fait depuis le stade des études pour les jeunes Marocains, qui s’intéressent aux nouvelles technologies. En effet, de nombreux talents nationaux décident de se diriger vers l’étranger, non pas par choix, mais par manque d’opportunités où ils pourraient développer et concrétiser leurs aspirations personnelles et professionnelles.

L’APEBI indique qu’aujourd’hui, le secteur de l’offshoring s’impose en tant que deuxième créateur d’emploi au Maroc, ce qui témoigne du potentiel des compétences nationales, mais surtout du besoin à développer des ressources humaines qualifiées, et qui s’alignent sur les standards internationaux, et ce, en termes de qualité et de quantité.

Pour ce faire, l’APEBI s’allie au ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique, Agence marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE), l’Association marocaine de la Relation Client (AMRC), ainsi que d’autres opérateurs, afin de porter ce chantier à un niveau élevé. L’objectif, entre autres, est de permettre au royaume de mettre en place une base de données, dont le rôle est de répertorier les compétences nationales disponibles sur le marché du travail.

Un tel chantier devrait d’ailleurs aider le royaume à s’imposer en tant que référence sur le continent africain, ainsi que dans le reste du monde, surtout que les compétences marocaines sont fortement demandées dans le domaine technologique un peu partout dans le globe.

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