PLF 2020 : 3,5 MMDH de charge de compensation annuelle à la consommation du sucre

21 Oct 2019 à 18:30 Economie
PLF 2020 : 3,5 MMDH de charge de compensation annuelle à la consommation du sucre

Les produits de première nécessité profiteront d’une réforme générale au niveau de la compensation pour l’année à venir. Selon les dispositions du projet de loi de finances (PLF) au titre de l’année 2020, le sucre profitera d’une enveloppe annuelle de 3,5 milliards de dirhams de compensation.

En 2018, avec un cours mondial moyen du butane à 522 $/T, et des niveaux de prix globalement réguliers pour le sucre brut et le blé tendre, la compensation de ces trois produits s’est soldée à 17,1 milliards de dirhams, en hausse de 10 % par rapport à 2017, principalement sous l’effet du prix mondial du gaz et de l’accroissement constant de la consommation nationale, indique le PLF 2020.

L’année 2019, s’est présentée quant à elle de manière relativement favorable, avec une baisse du cours du butane à 408 $/T pour la période janvier-septembre contre 534 $/T une année auparavant, et un cours moyen du sucre brut globalement similaire entre les deux périodes.

La production nationale du sucre

La consommation de sucre par ménage se chiffre à près de 36 kg/habitant par an, totalisant une consommation nationale d’un peu plus de 1,2 million de tonnes, dont presque la moitié est actuellement produite et l’autre moitié importée, indique le PLF 2020. En connaissance de son importance, la filière sucrière nationale a toujours constitué une composante essentielle de la politique agricole et agroalimentaire tracée par le gouvernement.

« À la suite des efforts déployés par les pouvoirs publics, notamment en matière de revalorisation des cultures sucrières d’une part, et de renforcement des incitations financières du Fonds de Développement Agricole d’autre part, tel qu’il a été prévu dans le cadre du contrat programme de la filière sucrière 2013-2020, la production nationale de sucre blanc a significativement augmenté en passant de 250 kilotonnes (KT) en 2012 à 607 KT en 2016 (niveau record), et s’établirait, prévisionnellement, à 600 KT en 2019. Ainsi, le taux de couverture de la consommation par la production nationale est passé de 20 % en 2012 à 49 % en 2016, puis est prévu de s’établir à 49 % en 2019 », souligne la note.

L’importation du sucre brut

En corollaire des actions menées en matière de redynamisation de l’amont sucrier, le taux de couverture de la consommation par l’importation a diminué depuis 2012, en passant de 80 % à moins de 60 % lors des 4 dernières années. Les quantités importées ont enregistré notamment 683 KT en 2016, 809 KT en 2017 et 751 KT en 2018, en glissement annuel de 7 %, soit respectivement des taux de couverture par l’importation de 51 %, 57 % et 53 %.

Le système de subvention du sucre

La filière sucre a été assujettie à des remaniements par le passé, principalement en matière de désengagement progressif de l’état des différents maillons et de privatisation de l’industrie aboutissant aujourd’hui une filière en état de libéralisation partielle. Cependant en matière de prix, comme le sucre est un produit essentiel dans le panier de consommation typique d’un ménage marocain, les prix à la production comme à la consommation sont toujours administrés.

Actuellement, l’état soutient les prix du sucre à deux niveaux. Le premier, c’est la subvention d’ajustement à l’importation : les importations du sucre brut soumises à une tarification à la frontière de 35 % bénéficient d’une subvention supplémentaire (ou restitution) égale à la différence entre le prix cible et le prix de revient à l’importation. Le prix cible à l’importation de sucre brut est actuellement de 5335 DH/T contre 4700 DH/T en 2012 suite à la revalorisation des prix des cultures sucrières en 2012 et 2013.

Le deuxième niveau concerne la subvention forfaitaire à la consommation : les mises à la consommation de sucre bénéficient d’une subvention forfaitaire à la consommation de 2847 DH/T/TTC, donnant lieu à une charge de compensation annuelle à la consommation de l’ordre de 3,5 Milliards de dirhams. À rappeler que cette subvention est passée de 2140 DH/T/TTC à 2847 DH/T/TTC entre 1996 et 2013 suite à la prise en charge par le Budget de l’État de l’impact de la revalorisation des prix des cultures sucrières en 2012 et 2013.

La charge de subvention du sucre

En 2018, la charge de compensation du sucre s’est établie à 3.437 millions de dirhams au titre du soutien à la consommation du sucre raffiné, indique le PLF 2020. Quant à la subvention à l’importation, elle est passée à une restitution en faveur de l’état de 431 millions de dirhams, en raison des cours bas du sucre brut sur le marché international.

Dans le cadre de la présentation du projet de loi de finances (PLF) de l’année 2020, le gouvernement a assuré qu’il continuera à subventionner les prix du gaz butane, du sucre et de la farine nationale.

Ainsi, une enveloppe budgétaire de 13.640 MMDH sera mobilisée dans ce sens en 2020, soit moins de 4.03 milliards de dirhams comparés à l’enveloppe budgétaire au titre de l’année 2019 (17,670 MMDH), et ce, en attendant « l’opérationnalisation du Registre Social Unique qui permettra de coordonner et de restructurer l’ensemble des aides sociales » souligne le PLF 2020.

En 208, avec un cours mondial moyen du butane à 522 $/T, et des niveaux de prix globalement réguliers pour le sucre brut et le blé tendre, la compensation de ces trois produits s’est soldée à 17,1 milliards de dirhams, en hausse de 10 % par rapport à 2017, principalement sous l’effet du prix mondial du gaz et de l’accroissement constant de la consommation nationale, poursuit le PLF 2020.

L’année 2019, s’est présentée quant à elle, et toujours selon la même notre, de manière relativement favorable avec une baisse du cours du butane à 408 $/T au titre de la période janvier-septembre contre 534 $/T pour la même période de l’année dernière, et un cours moyen du sucre brut globalement similaire entre les deux périodes.

La production nationale du sucre

La consommation de sucre par ménage se chiffre à près de 36 kg/habitant par an, totalisant une consommation nationale d’un peu plus de 1,2 million de tonnes dont presque la moitié est actuellement produite et l’autre moitié importée, indique le PLF 2020, soulignant qu’en connaissance de son importance, la filière sucrière nationale a toujours constitué une composante essentielle de la politique agricole et agroalimentaire tracée par le gouvernement.

« À la suite des efforts déployés par les pouvoirs publics notamment en matière de revalorisation des cultures sucrières d’une part, et de renforcement des incitations financières du Fonds de Développement Agricole d’autre part, tel qu’il a été prévu dans le cadre du contrat programme de la filière sucrière 2013-2020, la production nationale de sucre blanc a significativement augmenté en passant de 250 Kilotonnes (KT) en 2012 à 607 KT en 2016 (niveau record), et s’établirait prévisionnellement à 600 KT en 2019. Ainsi, le taux de couverture de la consommation par la production nationale est passé de 20 % en 2012 à 49 % en 2016, puis est prévu de s’établir à 49 % en 2019 », souligne la note.

L’importation du sucre brut

En corollaire des actions menées en matière de redynamisation de l’amont sucrier, le taux de couverture de la consommation par l’importation a diminué depuis 2012, en passant de 80 % à moins de 60 % lors des 4 dernières années. Les quantités importées ont enregistré notamment 683 KT en 2016, 809 KT en 2017 et 751 KT en 2018, en glissement annuel de 7 %, soit respectivement des taux de couverture par l’importation de 51 %, 57 % et 53 %.

Le système de subvention du sucre

La filière sucre a été assujettie à des remaniements par le passé, principalement en matière de désengagement progressif de l’état des différents maillons et de privatisation de l’industrie aboutissant aujourd’hui une filière en état de libéralisation partielle. Cependant en matière de prix, comme le sucre est un produit essentiel dans le panier de consommation typique d’un ménage marocain, les prix à la production comme à la consommation sont toujours administrés.

Actuellement, l’état soutient les prix du sucre à deux niveaux. Le premier, c’est la subvention d’ajustement à l’importation : les importations du sucre brut soumises à une tarification à la frontière de 35 % bénéficient d’une subvention supplémentaire (ou restitution) égale à la différence entre le prix cible et le prix de revient à l’importation. Le prix cible à l’importation de sucre brut est actuellement de 5335 DH/T contre 4700 DH/T en 2012 suite à la revalorisation des prix des cultures sucrières en 2012 et 2013.

Le deuxième niveau concerne la subvention forfaitaire à la consommation : les mises à la consommation de sucre bénéficient d’une subvention forfaitaire à la consommation de 2847 DH/T/TTC, donnant lieu à une charge de compensation annuelle à la consommation de l’ordre de 3,5 Milliards de dirhams. À rappeler que cette subvention est passée de 2140 DH/T/TTC à 2847 DH/T/TTC entre 1996 et 2013 suite à la prise en charge par le Budget de l’État de l’impact de la revalorisation des prix des cultures sucrières en 2012 et 2013.

La charge de subvention du sucre

En 2018, la charge de compensation du sucre s’est établie à 3.437 millions de dirhams au titre du soutien à la consommation du sucre raffiné, indique le PLF 2020. Quant à la subvention à l’importation, elle est passée à une restitution en faveur de l’état de 431 millions de dirhams, en raison des cours bas du sucre brut sur le marché international.

PLF 2020 : Baisse observée de la compensation du gaz butane