Indice de la faim 2019: le Maroc classé au 42e rang avec un faible niveau de faim

21 Oct 2019 à 12:15 Société
Indice de la faim 2019: le Maroc classé au 42e rang avec un faible niveau de faim

Il reste encore beaucoup de travail à faire avant d’éliminer définitivement la faim et la dénutrition dans le monde. Au 21e siècle, des citoyens de par le monde souffrent encore de la famine et de sous-nutrition.

L’indice de la faim 2019 (Global Hunger Index GHI), souligne que « les phénomènes climatiques extrêmes, les conflits violents, les guerres, ainsi que les ralentissements économiques et les crises continuent de provoquer la faim dans de nombreuses régions du monde ».

Cet indice réalisé sous forme de rapport et qui dresse le classement des pays les plus et moins concernés par la sous-nutrition dans le monde, prend en compte quatre critères pour réaliser son classement à savoir la sous-alimentation, l’émaciation des enfants, le retard de croissance des enfants et la mortalité infantile.

Au Maroc et selon l’indice de la faim dans le monde 2019, le Royaume se positionne au 42e rang sur 117 pays qualifiés. Avec un score de 9,4, le Maroc souffre d’un « faible niveau de faim ». Comparé à 2000, le rapport de GHI montre un recul de 6,4 points (15,8 en 2000), tandis qu’en 2005 le score du Maroc était de 17,7 et 10,0 en 2010 ce qui montre une nette amélioration de le lutte contre la faim dans le Royaume.

Dans les détails, la proportion de personnes sous-alimentée au Maroc est passée de 6,8 en 2000, à 5,7 en 2005 pour atteindre 3,4 en 2019. En ce qui concerne la prévalence de l’émaciation chez les enfants de moins de 5 ans, et toujours selon le rapport de GHI, le taux est passé de 4,3 en 2000 à 10,8 en 2005 et de 2,3 en 2010 à 3,4 en 2019.

Quant à la prévalence du retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans, cet indice a observé une légère baisse ses dernières années comparées aux années entre 2000 (24,4) et 2005 (23,1). En 2010 l’indice était de 14,9 pour atteindre 16,6 en 2019. L’indice de mortalité des enfants de moins de 5 ans a quant à lui gardé la même cadence qui est en baisse à savoir 5,0 en 2000, 4,0 en 2005, 3,2 en 2010 pour atteindre 2,3 en 2018.

Pour les pays voisins, la Tunisie a été classée par l’Indice de la faim 2019 au 23e rang avec un score faible aussi de 6.2, l’Algérie se classe au 47e rang avec un score de 10.3 tandis que l’Égypte se positionne au 61e rang avec un score de 14.6.

Les pays les plus touchés par la faim et la sous-nutrition, en retrouvent la Biélorussie, la Bosnie-et-Herzégovine, la Bulgarie, le Chili, Costa Rica, Croatie, Cuba, Estonie, Koweït, Lettonie, Lutanie, Monténégro, Roumanie, République slovaque, Turquie, Ukraine, et l’Uruguay, tous classé au premier rang avec un score inférieur à 5.

Selon le GHI 2019, parmi les pays pour lesquels des données sont disponibles, quatre souffrent d’une faim alarmante dont la République centrafricaine (classé au 117e rang avec un score de 53,6) qui souffre d’un niveau extrêmement alarmant. Les quatre pays qui connaissent également un taux de faim alarmant, poursuit le rapport, sont le Tchad, Madagascar, le Yémen et la Zambie.

Pour le Yémen, touché par la guerre civile depuis 2014, ses taux de retard de croissance et d’émaciation sont estimés à 61,1% et 17,9% respectivement.

En novembre 2018, Geert Cappelaere, directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a averti que la guerre et la crise économique actuelle avaient des conséquences dramatiques pour les enfants du Yémen, notamment des difficultés extrêmes, des taux élevés de malnutrition et de maladies et une mortalité accrue ( Cappelaere 2018).

Ainsi, GHI indique que le niveau de la faim et la sous-alimentation dans le monde entier tombe sur le point des « modérés » et « graves » catégories, à une valeur de 20,0. Cette valeur poursuit l’enquête, reflète une baisse du score GHI global pour chaque période examinée depuis 2000, lorsque le score GHI global était de 29,0 et tombait dans la catégorie des graves.

Cette amélioration est sous-jacente à la réduction de chacun des quatre indicateurs de l’IGS, souligne l’enquête, à savoir la sous-alimentation, le retard de croissance chez les enfants ainsi que l’émaciation et mortalité des enfants, et ce depuis 2000. Cette réalisation n’est pas un mince exploit, relève l’enquête. Cela coïncide avec une baisse de la pauvreté au niveau mondial de 28,6% en 1999 à 9,9% en 2015 (Banque mondiale 2019).

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