Les nouveaux visages de l’exécutif

09 Oct 2019 à 21:12 Gouvernement
Les nouveaux visages de l’exécutif

La nouvelle équipe de Saad Eddine El Otmani, resserrée pour comprendre 24 membres, au lieu de 39 auparavant, compte de nouveaux visages inconnus, ou presque, de la scène politique nationale.

Il s’agit tout d’abord de Khalid Ait Taleb, un technocrate à qui a été confié le portefeuille de la santé. Formé à Rabat, il a occupé le poste de directeur du Centre hospitalier universitaire Hassan II de Fès pendant 15 ans. Il a également assuré le secrétariat général du ministère qu’il dirigera désormais.

Pour sa part, Nezha Bouchareb, nommée ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, est la figure féminine du mouvement populaire. Cette lauréate de l’école Mohammedia d’ingénieurs, et de l’ISCAE Nezha Bouchareb, était avant sa nomination présidente du Connecting Group International, un réseau œuvrant au renforcement du pouvoir des femmes dans les institutions.

C’est une militante convaincue des droits des femmes. Elle a été nommée, le 6 juillet dernier à Bouznika, à la tête de l’Organisation de la femme harakie, l’aile féminine du Mouvement populaire.

Le ministère du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Économie sociale, est lui, revenu à Nadia Fettah Alaoui, une RNIste proche de Moulay Hafid Elalamy.

Diplômée de l’école de commerce HEC Paris, elle a entamé sa carrière en 1997 en tant que consultante chez Arthur Andersen à Paris.

En 2000, elle a créé Maroc Invest Finances Group, un fonds de capital investissement, avant de rejoindre, cinq ans plus tard, le groupe Saham, où elle a occupé la fonction de directeur général en charge du pôle support et finances de la compagnie d’assurances CNIA.

Par ailleurs, la chabiba PJDiste fait son entrée dans le gouvernement Otmani 2, en la personne de Mohamed Amkraz, qui succède à Mohamed Yatim à la tête du département du travail et de l’insertion professionnelle.

Cet avocat du barreau d’Agadir âgé de 33 ans, a fraichement pris les rênes de la chabiba islamiste. Il est réputé proche l’ancien patron de la Lampe, Abdelilah Benkirane.

Ayant une vie politique très courte, il s’était surtout fait connaître lors de l’affaire des neuf jeunes du PJD condamnés pour apologie du terrorisme après l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara. Il les avait âprement défendus avant qu’ils ne bénéficient d’une grâce royale.

Un autre nouveau venu est El Hassan Abyaba, nommé à la tête d’un nouveau département en charge de la culture, de la jeunesse, des sports, outre la mission de porte-parole du gouvernement.

Universitaire et membre du Bureau politique de l’Union constitutionnelle, dont il a également été le porte-parole, Hassan Abyaba est titulaire d’un doctorat en études géopolitiques ainsi qu’un doctorat national en ressources humaines.

En fin, celui qui assure depuis 2008 la présidence de l’université Al Akhawayn, Driss Ouaouicha, a été nommé ministre délégué à l’Enseignement supérieur.

Ce technocrate est titulaire d’un doctorat de l’université du Texas à Austin. Il a occupé le poste de doyen de la faculté des sciences humaines à l’université Moulay Ismaïl de Meknès entre 1988 et 1999.

Sous son égide, l’université Al Akhawayn d’Ifrane, a obtenu l’accréditation de la New England Association of Schools and Colleges (NEASC), un label d’excellence attribué aux universités américaines.

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