Hélène Le Gal: Le Maroc est « l’aboutissement de tout ce que j’ai fait avant »

19 Oct 2019 à 08:30 Politique
Hélène Le Gal: Le Maroc est « l’aboutissement de tout ce que j’ai fait avant »

Hélène Le Gal est la nouvelle Ambassadrice de France au Maroc. Après avoir assuré cette fonction diplomatique en Israël pendant 4 ans (2016-2019), elle succède en septembre dernier à Jean-François Girault, pour être la première femme à la tête de l’Ambassade de France à Rabat.

Diplômée de l’Institut d’Études politiques en 1987, Hélène Le Gal a occupé des fonctions variées tant en France qu’à l’international. Elle a consacré 14 années de sa carrière à l’Afrique, qui est une priorité de la diplomatie française, en entamant son parcours diplomatique en tant que deuxième secrétaire à l’Ambassade de France à Ouagadougou au Burkina Faso (1988-1990).

Âgée de 51 ans, Hélène Le Gal a également assuré la fonction de conseillère Afrique à la Présidence de la République à l’époque de François Hollande (2012-2016), ainsi que Sous-Directrice Afrique Centrale et Orientale, direction d’Afrique et de l’Océan Indien au Ministère des Affaires étrangères et européennes (2005-2009).

Lors du lancement de la saison culturelle 2019/2020 de l’Institut Français du Maroc (IFM), la diplomate a bien voulu répondre aux questions de Hespress Fr. Sa nomination en tant que première Ambassadrice femme au Royaume, sa vision du Maroc, le partenariat Maroc-France.. Hélène Le Gal nous dit tout.

Photo : Mounir Mehimdate

Vous avez consacré 14 ans de votre carrière à l’Afrique. Après vous avez été Ambassadrice de France à Tel-Aviv de 2016 à 2019, et là vous êtes de retour en Afrique, au Maroc. Comment décrivez-vous ce changement dans votre parcours ?

 Je pense que le Maroc dans ma carrière c’est un aboutissement, justement de cette spécialisation sur le contiennent africain, mais aussi de cette connaissance du proche et Moyen-Orient, et finalement le Maroc c’est la synthèse de tout cela.

Le Maroc c’est l’Afrique, le Maroc est très tourné vers l’Afrique subsaharienne. Le Maroc s’inscrit aussi dans un ensemble qu’on appelle Afrique du Nord / Moyen-Orient. Et puis le Maroc c’est aussi un très grand partenaire de la France. Donc pour moi c’est l’aboutissement de tout ce que j’ai fait avant, et je suis très heureuse d’être ici.

Si on parlait de la migration, une question d’intérêt commun

Je pense que le Maroc aujourd’hui est à la fois un pays d’où partent un certain nombre d’immigrés vers l’Europe, mais où arrivent également un certain nombre de ressortissants d’Afrique subsaharienne, soit en transit soit pour s’installer au Maroc.

Donc, le Maroc est un pays qui a toutes les facettes finalement de la migration. À la fois de départ et d’arrivée et c’est un partenaire très important pour l’Europe. Nous sommes, je dirais, dans le même bateau, si j’ose dire, pour traiter ces questions qui sont très complexes où il faut avoir à la fois de l’humanité vis-à-vis des personnes concernées, mais aussi des règles qui doivent être respectées.

Comment voyez-vous la collaboration entre le Maroc et la France durant votre mandat ?

Entre le Maroc et la France ? C’est un échange entre des partenaires qui se connaissent très bien qui traitent d’égal à égal et qui ont des défis communs. Vous venez de parler des questions migratoires, mais il y en a beaucoup d’autres. Il y a des défis sécuritaires comme la question du terrorisme.

Il y a la question également du développement économique du Maroc. Vous savez que la France joue un rôle, les entreprises françaises sont très présentes, l’agence française de développement accompagne tous les projets du Maroc. Donc ça fait beaucoup de dossiers sur la table pour les années à venir.

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